Temoignages

ALUMNI droit économie

~ Partager pour se rapprocher entre générations d’étudiants de Droit Economie de l’Université Paris I Panthéon Sorbonne ~ 

La page Alumni Droit Economie Paris 1 a pour principale mission de maintenir un lien entre les générations successives d’étudiants de la double licence sélective « Droit & Économie » de l’Université Paris 1 Panthéon – Sorbonne, et ce, grâce au partage des expériences tant universitaires que professionnelles.

  • Interview d’un ancien: double diplôme HEC – Paris 1
  • Interview d’un ancien : ESCP-Europe

Interview d’un ancien : Double diplôme HEC – Paris 1

Interview de Julien Loth, issu de la promotion parrainée par Guy Canivet (2010-2013), par Elise HuPin Jouan. Il a intégré la première année (M1) du double diplôme HEC – Paris 1 à la rentrée. Nous lui avons demandé des détails sur sa nouvelle formation.

 Sélectivité

  Admissibilité :

– Contrairement à ce que l’on peut croire, les notes n’ont pas besoin d’être excellentes, d’autant plus si vous venez de droit-éco (ou droit-quelque chose de manière générale), en effet, les notes ne sont prises en compte qu’au stade de l’admissibilité (S1 à S5),regardées donc uniquement par les professeurs du M1 côté Sorbonne. Ils sont donc pleinement en mesure de comprendre la difficulté de la double-licence et le fait que l’on vienne de La Sorbonne (donc que nous sommes notés plus sévèrement que les universités de province). D’après ce que j’ai pu observer,une progression constante avec des moyennes autour de 13 – 13,5 passent largement.
– Concernant le « score d’anglais » (TOEIC ou TOEFL), là encore, l’importance n’est pas capitale puisque sur les 8 autres personnes de ma promo, nous n’étions que 4 à avoir passé un tel test.  Je vous conseille néanmoins de passer le TOEIC (donc non le TOEFL, sauf si vous l’avez déjà) puisque : il est moins cher, plus simple, et si vous avez la chance d’intégrer le double-diplôme, un TOEFL est organisé au début de l’année pour les personnes n’ayant pas obtenu au moins 100/120 (pas évident à atteindre) alors même que les personnes ayant obtenu 850/990 (largement faisable) au TOEIC ont une « équivalence » leur permettant d’éviter de le passer.
– Concernant la lettre de motivation, il est important de faire transparaître votre réelle envie d’intégrer le double-diplôme mais surtout de mettre en avant la cohérence avec ce que vous avez déjà fait (la double-licence droit économie constituant un atout majeur). Si vous avez déjà effectué des stages, c’est certes mieux (qui dirait que cela dessert ?) mais en aucun cas avantageux par rapport à quelqu’un n’en ayant pas fait, je vous rassure.
– Enfin, même s’il n’est pas demandé, je vous conseille de joindre un CV.

  Admission :

Une fois admissible, vous devez passer trois épreuves orales sur le campus d’HEC (en général début juillet, pendant les oraux des élèves de prépa) :
– L’aptitude logique : ne surtout pas se fier au descriptif que vous auriez pu trouver sur le site d’HEC ou de l’UFR 05. En effet, ce n’est pas un texte « logique » mais bien deux exercices de mathématiques (pures) dont on parle. C’est donc un immense avantage de savoir ce qu’est une probabilité conditionnelle, un polynôme de second degré etc. quand on est contre des gens qui n’ont pas fait de mathématiques depuis 3 ans (voire plus). Rien de bien difficile comparé à ce que vous avez pu faire en mathématiques économiques. L’épreuve nécessite 20minutes de préparation pour un exercice (de probabilités à grande majorité). Vous passez ensuite devant un jury composé de deux membres et leur exposez votre solution. Le jury vous donne ensuite un autre énoncé que vous devez exécuter « en direct ». Il est important de faire ressortir les raisonnements logiques (ils sont assez indifférents aux chiffres en eux-mêmes finalement).
– L’anglais : un texte (assez long) sur des thèmes basiques (environnement, politique actuelle USA/Grande Bretagne) vous est donné. Vous avez ensuite 10 minutes (c’est très court !) pour le lire, en faire un résumé et deux parties venant élargir le thème où vous pouvez apporter un peu de culture. Vous passez ensuite devant un jury composé d’un seul membre. Vous faites votre exposé (que l’examinateur écourte assez volontiers) et s’ensuit une conversation plus personnelle (qui est très simple à préparer et qui vous avantage énormément sielle est préparée) : les principales questions relevées sont :« avez vous voyagé ? », « quel est le dernier film que vous avez vu au cinéma ? », « aimez vous lire ? »,« quels sont vos hobbies ? », « Pourquoi HEC ? »,« Avez-vous déjà travaillé auparavant ? », « Quels sont vos projets professionnels ? »….
Il ne faut donc pas hésiter à s’entraîner à lire rapidement des articles de presse (je recommande The Economist et The Guardian qui tombent très souvent) et en faire des résumés – approfondissements pour être efficace le jour J.
Le triptyque : l’épreuve phare d’HEC fait peur en apparence, mais elle est assez prenante sur le moment lorsque l’on est bien préparé. Je sais qu’elle suscite de nombreuses angoisses (dont j’ai moi-même été témoin) mais tout n’est qu’une question de méthode. Pour le principal, je dirai qu’il faut se constituer un background assez général sur les thèmes majeurs tels que :l’environnement, l’éducation, l’entreprise, la société (égalité des chances etc.). Ensuite, entraînez-vous sur des sujets (que je peux vous fournir si besoin) en le décortiquant véritablement : penser à toutes les définitions possibles des termes. Le raisonnement se construit ensuite tout seul. Cela vous permettra d’être efficace en tant que convaincant et répondant.Concernant l’observateur : rien de bien difficile : il suffit d’être sûr de soi et ne pas revenir sur ce qu’on dit. Généralement, on nous demande de donner une note aux débats vus (ou aux personnes individuellement), justifier ces notes, dire ce qu’on aurait dit à telle place…

Le point fondamental pour cette épreuve est le pragmatisme et le réalisme(ils préféreront quelqu’un qui ne va pas très loin mais qui est très concret dans ce qu’il dit qu’un grand théoricien).

La scolarité 

Elle se décompose en trois années :
– Le M1 : sur le campus d’HEC de septembre à décembre puis à la Sorbonne pour le S2 de janvier à mai : c’est un mix entre le M1 droit des affaire, M1 fiscalité et M1 droit social (pour le cours de droit de l’emploi uniquement, je vous rassure). Enfin, retour à HEC en juin !
– L’année de césure (de juillet N à août N+1) durant laquelle il faut effectuer un stage de 30 semaines dont 10 semaines à l’étranger (au moins). En général,les étudiants font 6 mois en cabinet en France et 3 mois à l’étranger.
– Le M2 : c’est plus la course car dans une même semaine, il est possible d’avoir des cours à HEC, à la Sorbonne et en cabinet d’avocat. Les cours à HEC sont plus orientés vers le droit qu’en M1 et le M2 à la Sorbonne est celui de M. Gutmann (très sélectif par ailleurs).

Pour ma part, je peux vous parler du M1 partie HEC qui se termine dans 2 semaines :
Les semaines sont très light (comparées à ce qu’on a pu vivre en double licence) et le travail exigé est quasi inexistant (au début). La semaine typique est :15 heures de cours comprenant : Statistiques, comptabilité, finance (en anglais), Management des opérations et de la supply chain, Marketing (en anglais) la première partie du semestre, puis comptabilité, finance (en anglais), Management des opérations et de la supply chain, Marketing (en anglais), Leading organization (en anglais) et English for Law (en anglais) la seconde moitié du semestre). Nous sommes mélangés avec des étudiants de double diplôme Science Po – HEC, les Admis directs, mais également des étudiants prépa. Les cours sont dans l’ensemble un approfondissement de ce qu’on a vu àla fac d’économie (hormis le marketing ou la supply chain qui sont complètement nouveaux) mais restent assez généraux. L’ambiance est assez conviviale entre les Double-diplômes et les Admis directs.

Enfin, avis aux boursiers : je vous rassure, la scolarité est gratuite pour vous aussi !

Pour de plus amples détails, vous pouvez également vous rendre sur les sites internet du diplôme. (Liens fournis sur la page Alumni Droit-Economie.)

 

Interview d’un ancien : ESCP-Europe

Interview de Marc-Olivier Bing actuellement à l’ESCP-Europe, par Maëlle de Linares .

– Peux tu résumer ton parcours ? 

« J’ai intégré la bi-licence droit-économie en 2006, après un an de prépa littéraire. J’ai ensuite poursuivi dans le cadre du double M1 de droit des affaires et d’économie en 2010, puis du master 2 recherche de droit des affaires de Paris 1 en 2011. J’ai alors intégré l’ESCP-Europe par la voie des admissions parallèles, dont je serai diplômé en 2013. »

– Que t’a apportée la bi-licence Droit-Economie dans ton parcours ? 

« Tout (ou presque)! D’un point de vue strictement scolaire, les doubles cursus facilitent forcément les choses puisqu’ils permettent d’être diplômé dans deux domaines différents. C’est particulièrement vrai concernant la bi-licence droit-économie qui permet d’acquérir des compétences dans deux domaines à la fois exigeants et complémentaires.Cette polyvalence est nécessairement valorisée par tous ceux qui sont amenés à évaluer le potentiel d’un candidat, qu’il s’agisse d’un directeur de master 2, d’un employeur ou d’un jury de concours, et je pense en avoir profité.

 D’ailleurs à l’ESCP-Europe comme dans les autres écoles de management, les matières économiques (histoire économique, compta, statistiques, analyse économique etc…) et juridiques (droit des obligations, droit du travail, droit fiscal etc…) occupent une place fondamentale. Le fait d’en avoir déjà abordé l’essentiel dans le cadre de la bi-licence m’a indéniablement facilité la vie… »

Quels sont à ton sens les atouts de la bi-licence Droit-Economie ? 

« A mon sens, ce cursus est une vraie chance pour ceux qui le suivent puisqu’il permet de bénéficier d’une formation à la fois polyvalente et approfondie. De part sa taille l’Université Paris 1 est historiquement une référence tant en matière de droit qu’en matière d’économie, ce qui est un atout concurrentiel majeur vis-à-vis d’autres institutions plus spécialisées dans l’un ou l’autre de ces domaines.

 Au-delà de ces considérations purement académiques, la bi-licence permet surtout de comprendre les différents aspects des problèmes complexes qui font l’actualité. Le droit et l’économie sont fondamentalement complémentaires et se nourrissent l’un de l’autre. Aucune évolution juridique ne peut avoir lieu sans que l’on en analyse l’impact économique, et réciproquement chaque évolution économique doit faire l’objet d’un encadrement juridique adapté. Il me semble que la bi-licence apporte la profondeur d’analyse nécessaire à une telle réflexion. »

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire